|
"Quand le pied glisse sur une grenouille, l’on sent une sensation de dégoût;
mais, quand on effleure, à peine, le corps humain, avec la main, la peau des doigts se fend, comme les écailles d’un bloc de mica qu’on brise à coups de marteau; et, de même que le cœur d’un requin, mort depuis une heure, palpite encore, sur le pont, avec une vitalité tenace, ainsi nos entrailles se remuent de fond en comble, longtemps après l’attouchement.
Tant l’homme inspire de l’horreur à son propre semblable! Peut-être que, lorsque j’avance cela, je me trompe; mais, peut-être qu’aussi je dis vrai. Je connais, je conçois une maladie plus terrible que les yeux gonflés par les longues méditations sur le caractère étrange de l’homme: mais, je la cherche encor... et je n’ai pas pu la trouver! Je ne me crois pas moins intelligent qu’un autre, et, cependant, qui oserait affirmer que j’ai réussi dans mes investigations? Quel mensonge sortirait de sa bouche!"
Aparté d’Oriane (crayon de couleur jaune) : j’ai parfois ressenti des impressions semblables autrement qu’en rêve lorsque, par exemple, j’ai dû, quelquefois, pour des raisons protocolaires, serrer des mains de personnes que je détestais ou quand, rarement mais…, j’ai flirté, pour essayer de rendre le Général jaloux, avec des hommes qui ne me plaisaient que très modérément.
|